E-CA — CRE-AC rotunda policy talk
Madame Justine Nkurunziza, présidente de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME)
Monsieur Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement (FOCODE)
Mevrouw Justine Nkurunziza, voorzitster van de “Coalition de la société civile pour le monitoring électoral” (COSOME)
De heer Pacifique Nininahazwe, voorzitter van het “Forum pour la conscience et le développement” (FOCODE)
"La perception de la société civile au sujet des élections de 2015 et de la sphère politique du Burundi."
"De visie van het middenveld op de verkiezingen van 2015 en de politieke ruimte in Burundi."
September 23, 2014
- Les élections vont avoir lieu dans un contexte politique très tendu
- Plusieurs défis à relever
- Lois sur les partis politiques compliquent les actions de l’opposition
- Coalition possible uniquement entre partis régulièrement enregistrés, cependant ceux qui ont un dossier en justice n’ont pas le droit de participer aux élections. Tous les leaders de l’opposition ont un dossier en justice, ce qui signifie qu’aucun d’eux ne peut y participer.
- Arrestation de ceux qui dénoncent le pouvoir, les inégalités…
- A quoi servirait une élection s’il n’y a pas de possibilité de compétition ?
- Vers un troisième mandat du président ? Si son parti le désire il se représentera. Il estime que son premier mandat ne compte pas puisque celui-ci n’était pas issu du suffrage universel.
- Réduction de l’espace de la société civile
- Réduction de la liberté de la presse (la protection des sources n’est plus garantie, interdiction de traiter certains sujets, radios menacées de fermeture) ; avenir incertain de la presse indépendante au Burundi
- Réduction de la liberté de réunion et de manifestation (aucune manifestation n’a été autorisée depuis janvier 2014)
- Liberté d’association : projet de loi au Parlement qui limitera leur liberté ; chaque association doit être renouvelée et validée chaque année
- Ces réductions de liberté pourraient mettre fin au dynamisme de la société civile du Burundi
- Ralentissement de l’activité économique, la population s’appauvrit, découragement de certains acteurs économiques à cause de la corruption rampante
- La justice n’est pas indépendante
- Le Parlement ne défend pas le peuple, il dépend de l’exécutif. Les parlementaires sont issus du parti au pouvoir et ont des affinités avec les 3 généraux qui semblent diriger le pays
- Nébuleuse autour de la prise de décision d’où la difficulté de lutter
- Risque de retour des confrontations ethniques, la vigilance est de mise
- Les femmes et les jeunes sont manipulés
- Une milice formée par le parti au pouvoir fait des dégâts sur le terrain. Ses actions impunies induisent des réactions de la part des jeunes des autres partis et peuvent causer des violences.
- Cependant de nombreuses forces positives sont en croissance, y compris dans le secteur de la justice
- 51% du budget du pays fournit par la communauté internationale. Celle-ci peut faire pression sur le Burundi
- Q&A;