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E-CA — CRE-AC rotunda policy talk

Vingt-huitième Rotonde "CRE-AC Policy Talk" le mardi 9 décembre 2014. Madame Sylvie Ayimpam, Chercheur Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Institut des Mondes Africains, CNRS, IRD, Université Aix Marseille "L’économie de la débrouille à Kinshasa".
Achtentwintigste “E-CA Rotonde” Policy Talk op dinsdag 9 december 2014 Mevrouw Sylvie Ayimpam, onderzoeker Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Institut des Mondes Africains, CNRS, IRD, Université Aix Marseille "Overleven in Kinshasa (informele sector)" inleiden.
December 9, 2014

  • L’Article 15 de la constitution dit « Débrouillez-vous ». Les Kinois en ont fait un art. Ils inventent au quotidien leur survie grâce à de l’auto-emploi et des petits boulots
  • La débrouille est un état d’esprit général à Kinshasa
  • Champs économique informel : objectif de rendre compte comment les citoyens construisent leur solidarité, comment ils se débrouillent
  • Analyse socio-économique en 2004-2005 de 2 marchés de Kinshasa élargie à l’expérience de la vie quotidienne. Focus sur le petit commerce, le micro détail (activité économique la plus simple à faire et la plus répandue)
  • Depuis une autre étude menée dans les années ’90, on constate une aggravation de la crise, une dégradation de l’économie, la débrouille s’est intensifiée et est devenue un acte de survie au quotidien. Pas moyen de faire des réserves d’argent
  • Beaucoup d’argent vient de l’économie informelle
  • Croissance du nombre de marchés et extension permanente de ceux-ci
  • Prolifération des micros et petits commerces et de la vente ambulante (villes et campagnes)
  • Roublardise et vols font partie du quotidien tout comme la solidarité et l’échange, rapports sociaux complexes
  • Coopération et rivalités, importance de tisser des réseaux relationnels efficaces sur lesquels se base l’activité économique
  • Etat défaillant car il laisse entrer des produits asiatiques pas chers de même que des produits issus de la contrefaçon et de la contrebande
  • La débrouille s’étend aujourd’hui au secteur tertiaire.
  • Disparition progressive des petites unités de production locale du fait de l’arrivée croissante de produits chinois à bas prix. Disparition progressive des artisans face à l’offensive chinoise
  • Régulation des échanges économiques et sociaux fragile et précaire
  • Risque d’une mise en abîme de l’économie informelle
  • Manque de coordination, conflits de régulation, violences , intimidations, menaces et impuissance des plus faibles qui mènent à la misère et à encore plus de violence
  • Solidarité de façade entre les commerçants (pas de concurrence sur les prix car cela mènerait à la violence et à l’expulsion du marché, forte pression sociale)
  • Peu d’ascension sociale dans le micro détail
  • Conclusions : il est essentiel de travailler à la renaissance de l’Etat.

E-CA — CRE-AC rotunda policy talk

Prof Tom De Herdt (IOB, UA)
Prof Marc Poncelet (Pôle-Sud, ULg)

"Les défis de l’Université et de la coopération universitaire en RDC"
"De uitdagingen van de universiteit en de universitaire samenwerking in de DRC"

October 27, 2014

Click here to see the presentation.


E-CA — CRE-AC rotunda policy talk

Madame Justine Nkurunziza, présidente de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME)
Monsieur Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement (FOCODE)

Mevrouw Justine Nkurunziza, voorzitster van de “Coalition de la société civile pour le monitoring électoral” (COSOME)
De heer Pacifique Nininahazwe, voorzitter van het “Forum pour la conscience et le développement” (FOCODE)

"La perception de la société civile au sujet des élections de 2015 et de la sphère politique du Burundi."
"De visie van het middenveld op de verkiezingen van 2015 en de politieke ruimte in Burundi."

September 23, 2014

  • Les élections vont avoir lieu dans un contexte politique très tendu
  • Plusieurs défis à relever
  • Lois sur les partis politiques compliquent les actions de l’opposition
  • Coalition possible uniquement entre partis régulièrement enregistrés, cependant ceux qui ont un dossier en justice n’ont pas le droit de participer aux élections. Tous les leaders de l’opposition ont un dossier en justice, ce qui signifie qu’aucun d’eux ne peut y participer.
  • Arrestation de ceux qui dénoncent le pouvoir, les inégalités…
  • A quoi servirait une élection s’il n’y a pas de possibilité de compétition ?
  • Vers un troisième mandat du président ? Si son parti le désire il se représentera. Il estime que son premier mandat ne compte pas puisque celui-ci n’était pas issu du suffrage universel.
  • Réduction de l’espace de la société civile
  • Réduction de la liberté de la presse (la protection des sources n’est plus garantie, interdiction de traiter certains sujets, radios menacées de fermeture) ; avenir incertain de la presse indépendante au Burundi
  • Réduction de la liberté de réunion et de manifestation (aucune manifestation n’a été autorisée depuis janvier 2014)
  • Liberté d’association : projet de loi au Parlement qui limitera leur liberté ; chaque association doit être renouvelée et validée chaque année
  • Ces réductions de liberté pourraient mettre fin au dynamisme de la société civile du Burundi
  • Ralentissement de l’activité économique, la population s’appauvrit, découragement de certains acteurs économiques à cause de la corruption rampante
  • La justice n’est pas indépendante
  • Le Parlement ne défend pas le peuple, il dépend de l’exécutif. Les parlementaires sont issus du parti au pouvoir et ont des affinités avec les 3 généraux qui semblent diriger le pays
  • Nébuleuse autour de la prise de décision d’où la difficulté de lutter
  • Risque de retour des confrontations ethniques, la vigilance est de mise
  • Les femmes et les jeunes sont manipulés
  • Une milice formée par le parti au pouvoir fait des dégâts sur le terrain. Ses actions impunies induisent des réactions de la part des jeunes des autres partis et peuvent causer des violences.
  • Cependant de nombreuses forces positives sont en croissance, y compris dans le secteur de la justice
  • 51% du budget du pays fournit par la communauté internationale. Celle-ci peut faire pression sur le Burundi
  • Q&A;

E-CA — CRE-AC rotunda policy talk

Monsieur François Misser, Expert de l'Afrique centrale et chercheur indépendant,

De heer François Misser, Expert Centraal Afrika en onafhankelijk onderzoeker

"De toekomst van Inga: de uitdagingen van de hydroelectriciteit in de DRC."
"Le projet Grand Inga. Pertinence du projet. Etat des lieux. Défis à relever."

March 17, 2014

  • Déclaration d’intention du gouvernement congolais de démarrer la construction d’Inga 3 en 2015 pour une mise en service potentielle en 2021.
  • Ambition de Grand Inga : contribuer à l’alimentation de tout le continent africain: connexion avec le Nil, le Nigeria, l’Afrique du Sud.
  • Est-il pertinent de construire Inga 3 et Grand Inga? Pas de consensus.
  • Situation géographique: topographie et hydrologie exceptionnelles
  • Défis à relever :
    • Maintenance et réhabilitation (attendue en 2018) d’Inga 1 et 2
    • Infrastructures existantes à développer
    • Déjà des détracteurs : hommes politique congolais, ONG, parlement européen (2 résolutions hostiles à la construction).
      • Arguments des détracteurs : alourdissement des dettes du Congo, ne profitera pas aux Congolais, risques environnementaux, mauvaise gestion et sous-exploitation d’Inga 1 et 2 (4% de son potentiel total)
      • Arguments de ceux qui soutiennent le projet : une mauvaise gestion passée ne présage pas d’une mauvaise gestion future, le projet implique des coûts mais génèrera des rentrées financières, Inga 1 et 2 n’a pas beaucoup pesé sur la dette du Congo, peu de risques environnementaux et peu de déplacement de population, peu de problème d’évaporation
    • Financement : la Banque Mondiale n’a pas encore validé le prêt (enjeu de pouvoir entre la BM et le Congrès américain – puissants lobbys aux arguments écologiques, ONG américaine INAF a beaucoup d’impact, soutenue par 12 ONG congolaises)
  • Aspects positifs du projet :
    • Financement : engagement de l’Afrique du Sud d’acheter de l’électricité
    • Développement du projet pour remplir l’objectif « Energie pour tous » en 2030 (capacité d’Inga = la moitié du projet)
    • Coût du kilowatt/heure le plus faible au monde
    • Atout en termes de compétitivité
    • Atouts environnementaux : aide à lutter contre les changements climatiques, énergie d’Inga pour remplacer l’énergie fossile produite(makala /charbon de bois) pour faire face aux besoins en énergie des ménages .
    • Important pour les industries (alimentation continue)
    • Sécurité alimentaire (respect de la chaîne du froid)
    • Progrès en matière de sécurité (éclairage correct)
  • Pour les moments les jeux ne sont pas faits. Tout le montage financier est encore à faire.
  • L’Afrique est un continent qui connait une croissance rapide. Les problèmes d’électricité sont un frein au développement.
  • Q&A;

E-CA — CRE-AC rotunda policy talk

De heer Jean Omasombo, Onderzoeker in het KMMA en professor politieke wetenschappen aan de Universiteit van Kinshasa

Monsieur Jean Omasombo, Chercheur au MRAC et professeur en sciences politiques à l’Université de Kinshasa

Analyse van de politieke evolutie in DRCongo in 2013 - Comprendre les événements politiques en RDC en 2013

Fabruary 24, 2014

These issues include most notably:

  • La RDC est un pays complexe.
  • Suite aux événements du 31/12/2013 à Kinshasa et à Lubumbashi (plus de 160 morts), la RDC entre dans une période d’incertitude.
  • Comment comprendre les événements du 31/12/2013 ?
  • 2013 est une année importante et aurait dû constituer un tournant
  • Le problème de légitimité politique de Kabila perdure tandis que le gouvernement Matata connait depuis 2 ans une certaine reconnaissance grâce aux réformes en cours (p.e. bancarisation)
  • Réformes structurelles en 2013 : les thèmes de la sécurité et de la décentralisation sont abordés
  • Points positifs : sur le plan macro-économique, CENI renouvelée, retour de Malu Malu, plus de sécurité dans l’Est
  • Points négatifs : annonce d’une série de menaces contre Kabila et attaques de fin décembre qui trahit la fragilité du pouvoir
  • Depuis sa réélection en novembre 2011, Kabila cherche des stratégies pour récupérer sa crédibilité et faire face aux échéances de 2016
  • Les concertations nationales ont été un échec mais Kabila a voulu en tirer des résultats : un gouvernement d’union nationale et une amnestie mais ces deux sujets divisent
  • Gouvernement d’union nationale : stratégie de Kabila qui montre ses limites
  • Le PPRD exige que le premier ministre soit issu de son parti
  • Le PPRD est un instrument de propagande, pas réellement un parti politique
  • Va-t-on vers l’explosion de la majorité du président ?
  • On peut comparer son régime à celui de Mobutu à la fin des années ‘80
  • La conception de l’autorité et la pratique gestionnaire n’ont pas assez changées
  • Les progrès accomplis par le gouvernement Matata ne suffisent pas à modifier les conditions de vie de la population
  • Formation du gouvernement depuis 4 mois, Kabila ne peut pas satisfaire tout le monde : mécontentements

Conclusions :

  • En 2016 y aura-t-il un nouveau départ ?
  • Kabila va-t-il remettre le pouvoir ?
  • Des élections locales auront-elles lieu en février 2015 ?
  • Tout parait incertain aujourd’hui et 2016 s’annonce comme une année inquiétante.

E-CA — CRE-AC rotunda policy talk
 
Monsieur Stef Vandeginste, Chargé de cours, Institute of Development Policy and Management, Université d’Anvers
De heer Stef Vandeginste, Professor, Institute of Development Policy and Management, Universiteit Antwerpen
 
“Burundi’s negotiated peace settlement: relevance and limitations for the current political situation”
 
January 20, 2014

Brief historical overview (1988 – 2013)

Focus on :
1. Arusha Peace and Reconciliation Agreement (APRA) (28 August 2000)
2. The forthcoming 2015 general elections

The Arusha Peace and reconciliation Agreement Paradox : as of January 2014 :

  • It is generally considered to have “supra-constitutional value”
  • No political actor publicly declares that time has come to archive it

Conclusions :

Quid Arusha and…

  • Institutional stability ?
    APRA was an important step in the stabilization process
    Is there a sufficient level of trust and “elite socialization” (across ethnic borders) ? Probably not yet.
  • Peace and security ?
    Is the APRA a guarantee against intra-Hutu political violence ?
    Probably not.
  • Democracy (incl. free and fair elections) and human rights (incl. fight against impunity) ?
    Does the APRA guarantee democratic 2015 elections ? No.
    Did the APRA allow for truth and justice for victims ? No.

Recommendations :

1. Conduct a pre-electoral risk analysis. Establish a pre-electoral “political turbulence”-barometer.

  • Do so jointly with other international partners.
  • Establish a link with the “Commission mixte” and the ISP/PIC preparatory process.

2. Support a policy-oriented academic reflection around the APRA :

  • Current status of implementation ?
  • Which provisions have ‘supposed supra-constitutional value’ and should ideally continue to have such value? -> link with constitutional reform process.

Q & A

Downloads :

  • The slide-based presentation of this rotunda : click here
  • The article of Prof. Stef Vandeginste in the Journal of Modern African Studies (49, 2, 2011) about “Burundi’s 2010 elections” click here